« Nous, on ne fête pas la Saint-Valentin, c’est une fête marketing, alors non merci. L’amour c’est tous les jours de l’année qu’on le célèbre ». Qui n’a pas déjà tenu ce discours ou entendu d’autres le prononcer ? Chaque année, c’est la même rengaine.
La Saint-Valentin serait juste une fête commerciale, hétéronormée, gnangnan, capitaliste, ringarde. Et si on se réappropriait le 14 février autrement ? Pas comme une obligation romantique, mais comme un prétexte à se dire “je te désire”, “je te vois”, “je nous choisis” — avec ou sans roses rouges.
Article mis à jour le 10 février 2026
Aux origines de la Saint-Valentin : une fête bien plus subversive qu’on ne le croit
On associe l’origine de la Saint-Valentin à une fête catholique du XIVè siècle en Grande-Bretagne, datée au 14 février, car on pensait que les oiseaux s’accouplaient ce jour-là. Saviez-vous qu’avant que l’Eglise catholique fasse tout pour la supprimer, il y avait une tradition appelée « valentinage » au Moyen-Age ? Elle consistait à autoriser les femmes un jour (ou plus) de liberté érotique avec un valentin célibataire ou leur amant, au vu et au su de leurs maris. Du candaulisme institutionnalisé, la classe !
La Saint-Valentin est donc liée aux corps, à la transgression et à la parole amoureuse, bien avant d’être une fête de chocolats industriels. Ce n’est que beaucoup plus tard, au XXᵉ siècle, que le capitalisme s’est emparé du rituel pour en faire une norme consumériste.
La Saint-Valentin, un rejet plus culturel que politique
Est-ce plus ridicule de célébrer sa relation de couple, que de célébrer son anniversaire ou Noël tous les ans ? Pourquoi toujours dévaloriser et se sentir un peu bête à aimer quelqu’un et vouloir le montrer ?
Soyons honnêtes : ce rejet n’est pas toujours aussi militant qu’il en a l’air.
Dire “je ne fête pas la Saint-Valentin” est parfois devenu un marqueur social, presque une posture. Comme si aimer ouvertement et célébrer son couple était naïf.
Pourtant, ce n’est pas la fête en elle-même qui pose problème, mais ce qu’on en a fait :
- une injonction à être en couple,
- une vision ultra hétéronormée de l’amour,
- une pression à consommer pour prouver ses sentiments.
Le 14 février comme un jour d’intimité retrouvée
Une relation qui dure est un travail quotidien de deux personnes pour la construire chaque jour. Oui la Saint-Valentin devrait être tous les jours, mais nous savons tous-tes que ce n’est pas le cas. Ce n’est pas non plus une bonne idée d’attendre la Saint-Valentin pour être attentionné-e, osez la spontanéité !
Repensez la Saint-Valentin comme :
- une soirée pour se retrouver après des semaines de fatigue,
- un moment pour parler de désir, pas seulement d’amour,
- une parenthèse sensuelle hors du quotidien.
Fêter la Saint-Valentin, ce n’est pas juste offrir des fleurs ou des chocolats en forme de coeur. C’est également donner à l’autre :
- du temps,
- de l’attention,
- un regard différent,
- un geste,
- un mot qui touche juste.
À ce titre, les mots peuvent être aussi puissants que les corps. Je pense notamment au livre Mes pensées te font l’amour de Léa Grosson, magnifique cadeau à offrir à son/sa chéri.e !
Saint-Valentin et sexualité : remettre du désir là où il a disparu
Pourquoi a-t-on vidé cette célébration de toute sensualité ? Le désir s’entretient, se travaille et se provoque aussi. Ce n’est ni superficiel ni honteux de vouloir une soirée plus sexuelle, plus incarnée, plus audacieuse. C’est souvent même une manière de raviver le lien, surtout dans les relations longues.
Si vous cherchez des idées, j’ai sélectionné trois vibros haut de gamme pensés pour une Saint-Valentin orgasmique ! Parfois, un simple accessoire suffit à déplacer les rôles, à réveiller le désir, à créer un nouveau langage corporel.
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La vraie intimité est-elle devenue taboue ?
Nous vivons dans une société qui sexualise tout, mais ritualise très peu l’intimité réelle. On parle peu d’amour et très mal de désir. Rejeter entièrement la Saint-Valentin, c’est aussi renoncer à réinventer nos propres rituels affectifs et sexuels. Et si, aujourd’hui, le geste le plus subversif n’était pas de mépriser cette fête, mais de la célébrer autrement ?
FAQ – Saint-Valentin
Non. Elle le devient quand on la consomme sans la questionner. Elle peut aussi être gratuite, intime, créative.
En évitant les automatismes et la pression sociale en se demandant : qu’est-ce qui ferait vraiment sens pour moi / pour nous ?
Oui, en sortant des rôles genrés hétéronormés, en valorisant le désir féminin, en privilégiant la réciprocité plutôt que la performance.
