En 2026, notre sexualité sera-t-elle plus libre ou plus technologique ? Selon la marque sensuelle LELO, la sexualité entre dans une nouvelle ère où intelligence artificielle, objets connectés, bien-être holistique et sport redessinent les contours de l’intimité.
Relations virtuelles : l’IA s’invite dans nos chambres
L’un des constats majeurs du rapport Futurist 2025 évoqué par LELO
L’un des constats majeurs du rapport Futurist 2025 est que la technologie ne serait plus une question générationnelle. L’aversion envers l’IA n’est absolument pas une question d’âge. Plus frappant encore : 60 % des personnes interrogées déclarent avoir utilisé l’intelligence artificielle dans un contexte lié à leur vie sexuelle.
Parmi les usages on peut citer :
- 36 % pour obtenir des conseils
- 28 % pour gagner en confiance
- 22 % pour trouver des idées de scénarios ou de jeux de rôle
- 25 % pour mieux exprimer leurs émotions
- 16 % des Américain·es pour résoudre un conflit de couple
- 18 % pour faire passer un message rédigé par l’IA comme le leur
Faut-il s’inquiéter de l’impact de l’IA sur nos relations affectives ?
D’un côté, l’IA peut agir comme un espace neutre, sans jugement. Pour des personnes socialisées dans la honte ou le silence sexuel — notamment les femmes — cela peut représenter une aide à l’émancipation du désir. De l’autre, 13 % considèrent l’IA comme nuisible et 18 % jugent ses conseils rarement utiles.
La vraie question n’est peut-être pas « faut-il utiliser l’IA ? » Mais plutôt : que révèle notre besoin de la consulter pour parler d’amour, de désir ou de conflit ? Comme je l’évoquais dans un article qui souhaite réhabiliter la Saint-Valentin, la vraie intimité semble devenue taboue dans un monde hypersexualisé. On parle toujours si peu de façon profonde d’affect, de sentiments et de sexualité.
Si l’IA devient confidente, coach émotionnelle ou scénariste érotique, cela interroge notre capacité collective à créer des espaces sûrs de parole hors algorithmes.

Cybersexe, objets connectés et relations à distance
Autre tendance évoquée dans l’étude, les intimités connectées. Messages coquins (appelés aussi sextos), visios érotiques avec la webcam, mais aussi usage de sextoys connectés à distance font partie de la panoplie.
Mais là encore, on peut se poser une question : quand la technologie devient médiatrice du plaisir, est-elle un prolongement du corps ou un filtre supplémentaire ?
La technologie peut amplifier le plaisir, faciliter l’expression et « reconnecter » des couples. Mais elle ne remplacera jamais :
- l’éducation sexuelle critique
- la communication authentique
- la déconstruction des normes patriarcales
- l’appropriation consciente de son désir
En 2026, le véritable enjeu ne sera peut-être pas d’avoir une sexualité plus connectée, mais d’avoir une sexualité plus choisie.
Le « coregasme » ou quand le sport stimule le plaisir
Selon un sondage mené auprès de 4 635 personnes :
- 20 % ressentent un stimulus sexuel en faisant du sport
- 60 % préfèrent le sport matinal au sexe matinal
- Près de la moitié considèrent le sexe comme une forme d’exercice
L’activité physique peut ajouter des années de vie à chaque être humain, c’est un fait. Comment ? En aidant à rester en bonne santé et à être plus heureux. Elle contribuerait à priori à avoir des orgasmes, ce qu’on appelle Coregasme (orgasme élargi). Le lien entre activité physique et bien-être sexuel semble confirmé : plus on investit dans l’un, plus l’autre en bénéficie.
Tout le monde sait que le sport a une influence positive sur la santé physique et mentale. Il aide à prévenir les maladies chroniques, à gérer le poids, à renforcer les muscles et les os, à booster l’énergie, et à réduire le stress et l’anxiété.
Et si on se souvenait que le plaisir n’est pas un supplément, mais une conséquence logique d’un corps habité ?
