Depuis le 1er janvier 2022, les femmes françaises ont accès à des moyens de contraception gratuits jusqu’à 25 ans (c’était 18 ans depuis 2013). Désormais, l’assurance maladie prend en charge à 100% et en tiers-payant l’ensemble des frais liés à la contraception jusqu’à 25 ans, certains contraceptifs, mais aussi une consultation par an avec un médecin ou une sage-femme, et les examens que cela implique. C’est donc tout l’ensemble du besoin qui est pris en charge, incluant la pilule du lendemain.

Quels contraceptifs sont pris en charge ?

Tous les contraceptifs ne sont pas remboursés. Voici la liste de ceux pris en charge :

  • Pilules 1è et 2è génération & pilule du lendemain
  • Implants contraceptifs
  • Diaphragmes
  • Stérilets / DIU

Il n’est pas possible d’obtenir gratuitement des préservatifs masculins, préservatifs féminins, crèmes spermicides, patchs contraceptifs, anneaux vaginaux, pilules 3è et 4è génération.

Cependant, depuis 2018, certaines marques de préservatifs masculins sont remboursées par la Sécurité Sociale à hauteur de 60%.

photo prise de pilule contraceptive pour article sur la contraception gratuite
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Faciliter l’accès à la santé sexuelle

Cette mesure de gratuité est une chance, car elle permet un accès à la santé sexuelle pour les jeunes filles et femmes françaises, sans discrimination financière. Ce type de mesures permet aussi de réduire le nombre de grossesses indésirées. Dans le monde, ce sont chaque année 74 millions de femmes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire qui tombent enceintes de façon accidentelle, notamment par manque de contraception, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 1https://www.who.int/fr/news/item/25-10-2019-high-rates-of-unintended-pregnancies-linked-to-gaps-in-family-planning-services-new-who-study L’accès gratuit aux moyens de contraception diminue aussi de façon logique le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG), qui s’élevait à 220 000 en France en 2020, dont 72% sont médicamenteuses. 2https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications/etudes-et-resultats/interruptions-volontaires-de-grossesse-une-legere-baisse-du-taux