Chaque 26 septembre, on célèbre la Journée mondiale de la contraception. L’occasion de rappeler que se protéger, c’est non seulement éviter les grossesses non désirées, mais aussi préserver sa santé et prévenir les infections sexuellement transmissibles (IST). Pourtant, en 2024, les chiffres montrent que la route est encore longue pour une égalité contraceptive et une protection efficace.
Article mis à jour le 04 décembre 2025
Quelques dates-clés sur l’histoire de la contraception en France
- 1967 : la loi Neuwirth autorise la contraception (mais il faudra attendre 1972 pour son application effective).
- 1974 : remboursement de la contraception par la Sécurité sociale pour les mineures
- 2001 : facilitation de l’accès à la pilule pour les jeunes et anonymat garanti
- 2022 : gratuité de la contraception pour toutes les femmes jusqu’à 25 ans
Ces étapes rappellent que la liberté contraceptive est le fruit de luttes, et qu’elle doit sans cesse être défendue. La Journée Mondiale de la Contraception est née en 2007.
Quels sont les moyens de contraception féminine ?
Les femmes disposent aujourd’hui de plusieurs options :
- Pilule contraceptive (œstroprogestative ou microprogestative)
- Stérilet (DIU) au cuivre ou hormonal.
- Implant sous-cutané.
- Anneau vaginal ou patch contraceptif.
- Méthodes locales : diaphragme, cape cervicale, spermicides.
- Méthodes dites naturelles : observation du cycle -symptothermie, retrait (peu fiables mais toujours pratiquées).
De plus en plus de femmes choisissent de se libérer des hormones, comme en témoignent celles qui ont décidé d’arrêter la pilule ou le stérilet hormonal.
👉 À lire : Témoignages de femmes qui ont arrêté la contraception hormonale
Depuis quelques années, la pilule contraceptive féminine fait débat : risque cardiovasculaire, troubles de l’humeur, baisse de libido, prise de poids… Autant d’effets secondaires qui amènent de plus en plus de femmes à se tourner vers des alternatives.
Ce débat met en lumière un déséquilibre : la charge contraceptive repose encore très majoritairement sur les femmes, en plus de la charge mentale et sexuelle qu’elles assument déjà.

Quels sont les moyens de contraception masculine ?
Pour les hommes, les solutions restent limitées :
- Préservatif, seule méthode efficace contre les IST.
- Retrait, très incertain.
- Vasectomie, méthode définitive qui reste taboue en France.
👉 Lire aussi notre article : Témoignages d’hommes qui ont choisi la vasectomie.
La recherche avance cependant : plusieurs essais cliniques promettent l’arrivée prochaine d’une pilule contraceptive masculine, mais elle n’est pas encore disponible sur le marché. Cette pilule hormonale masculine fait déjà polémique, car les recherches furent stoppées suite aux effets secondaires observés. Bien que les femmes subissent depuis toujours ces mêmes effets, une pilule sans hormones est désormais en développement pour les hommes !
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Les chiffres-clés de l’étude Durex 2024
À l’occasion de cette Journée mondiale de la contraception, Durex a publié son Enquête mondiale sur le sexe 2024, menée auprès de 29 500 personnes dans 36 pays. Les résultats français sont préoccupants :
- 43 % des Français-es n’utilisent actuellement aucune méthode contraceptive.
- Près d’un tiers des rapports sexuels se déroulent sans protection contre la grossesse (26 %) ou les IST (27 %).
- 16 % ne se sont pas protégés lors de leur première expérience sexuelle.
- La France se classe 32e sur 36 pour l’achat (16 %) et l’usage (19 %) de préservatifs sur les 12 derniers mois.
- Pourtant, 36 % des Français reconnaissent que le préservatif est la meilleure solution pour se protéger à la fois des IST et des grossesses non désirées.
Pourquoi la contraception reste essentielle
La contraception n’est pas seulement une affaire de couple : c’est un enjeu de santé publique et d’égalité. Elle permet aux femmes de choisir si et quand elles souhaitent avoir des enfants, de limiter les risques médicaux liés aux grossesses non planifiées et de s’émanciper. Pour que la liberté contraceptive soit réelle, il faut aussi que la responsabilité soit mieux répartie entre femmes et hommes.
FAQ – Contraception
Le stérilet au cuivre ou hormonal et l’implant sont considérés comme les plus fiables (efficacité supérieure à 99 %). Le préservatif reste incontournable car il protège aussi des IST et MST.
La pilule contraceptive masculine n’est pas encore sur le marché. Des essais cliniques sont en cours pour développer une pilule masculine, mais aucune commercialisation n’est prévue à court terme.
Ils varient selon les femmes : migraines, prise de poids, troubles de l’humeur, baisse de libido ou risque cardiovasculaire. C’est ce qui pousse certaines à arrêter la pilule pour des alternatives non hormonales.
La charge contraceptive, c’est l’idée que la responsabilité de la contraception repose encore majoritairement sur les femmes. Elles doivent gérer rendez-vous médicaux, prescriptions, et parfois les effets secondaires.
Le retrait est pratiqué, mais il doit s’effectuer avec une réelle maîtrise et entre deux partenaires de confiance. Cependant, il reste peu fiable : le liquide pré-éjaculatoire peut contenir des spermatozoïdes et entraîner une grossesse non désirée. Il est donc recommandé de ne pas compter sur cette méthode de contraception.
